Laboratoire Société Environnement Territoire (SET)


Déclaration de politique scientifique pour la période 2011-2014

PROJET ET OBJECTIFS SCIENTIFIQUES DE L’UNITE

La « tradition paloise » en géographie sociale et en aménagement de prendre au sérieux la réflexion des acteurs sur l’espace, leur interrogations sur les distances, leur expérience aux lieux, tout en ne cessant pas de s’interroger sur la meilleure façon de dégager de la connaissance à partir de ces témoignages a permis au SET de repérer puis de dégager de nouveaux thèmes autour desquels gravite désormais une bonne part du vécu géographique contemporain. Une méthodologie d’intervention sur le terrain, attentive aux acteurs et soucieuse de recoupements et de vérifications, a ainsi conduit le SET à s’interroger sur les nouvelles formes d’investissement du local dans un monde globalisé.

Il est apparu que le « retour au local » relevait moins d’une crispation de défense face à une déstabilisation (bien qu’une partie des comportements relève aussi de cette logique d’action) qu’à un désir d’ancrage dans un monde sans repère. Il n’y a pas opposition entre local et global mais nouvelles formes d’investissement du local en fonction d’une perception du global. Ce qui est questionné à travers cela, n’est rien de moins que les liens entre les échelles, et la pertinence d’utiliser des cadres spatiaux prédéterminés pour parler des réalités vécues par nos contemporains. Par exemple, les filières courtes qui se développent actuellement pour l’alimentation, le chauffage ou les matériaux de construction, peuvent dans un premier temps être interprétées comme un « retour » aux capacités de production locales. Mais elles ne prennent réellement sens que par rapport aux débats sur le réchauffement climatique et la réduction de la production de gaz à effet de serre, c’est-à-dire par rapport à des problématiques globales. Sur le même thème du local, et à un niveau que l’on qualifiera d’expérience géographique, la prise en compte de la réflexivité des acteurs montre que la dimension subjective d’appartenance est moins vécue comme un enracinement lié à un héritage exclusif de toute autre appartenance que comme un ancrage lié à un désir de stabilité et à une manière de se positionner comme « citoyen du monde ». Le dégagement de cette volonté de maintenir une alternative au monde sans distance et aux lieux interchangeables auquel semble conduire l’accélération des échanges due au développement des moyens de communications physiques et médiatiques, est un des acquis du précédent quadriennal. La réflexion sur le sens que prennent les échelles dans notre monde interconnecté sera un des enjeux du prochain quadriennal.

Ainsi, ce quadriennal approfondira le thème du retour au local dans un monde globalisé par l’étude du rapport renouvelé aux ressources naturelles impliquant une remise en cause de la consommation lointaine (axe 1), par celle de l’attractivité des territoire mêlant une logique utilitaire de positionnement dans une situation de concurrence mondiale et une logique subjective de recherche d’authenticité dans un monde d’indifférenciation (axe 2), et enfin par l’étude de la subjectivation (c’est-à-dire la capacité à se concevoir comme un sujet) géographique des acteurs de la société contemporaine (axe 3).

Si l’attitude de mise en réflexivité a permis le dégagement de thèmes émergeants très contemporains, elle a aussi immanquablement conduit à se questionner sur les avatars et les différentes manifestations de la modernité. Cette question a été centrale lors des précédents quadriennaux et a amené le SET à se positionner clairement dans le débat modernes / postmodernes. La notion de postmodernité est historiquement apparue pour exprimer le constat d’une rupture avec ce qui sous-tendait jusqu’alors la modernité, notamment le progressisme occidental selon lequel les découvertes scientifiques, les technologies et, plus globalement, la rationalisation du monde étaient synonymes de progrès. En étudiant les discours critiques en aménagement, les sensibilités et mobilisations pour un respect de l’environnement, les modes de réinvestissement du local ou encore les contextes disciplinaires dans lesquels l’idéologie moderniste s’est affirmée, le SET a été pionnier, parmi les unités du CNRS à dominante géographique, à poser la question de la diversité de la modernité et des limites d’une acception réduite de ce qu’elle est réellement. La prise en compte de ces limites et l’effort de théorisation qui en a découlé ont conduit à opter non pas pour l’hypothèse postmoderne mais pour l’approfondissement de la distinction entre modernisme et différentes formes de modernité.

Ce que l’on appelle la crise de la modernité est avant tout celle de son idéologie offensive, le modernisme, qui, pendant près de deux siècles a lutté contre les croyances traditionnelles, l’attachement communautaire et la subjectivité partagée en ce qu’elles s’opposaient à la raison, à la liberté individuelle, à la science et au progrès. Dans son élan, le modernisme devait conduire au déclin des spécificités locales face aux enjeux universels, au dépassement des pesanteurs régionales par l’accélération mondiale des flux, à l’effacement de l’inscription spatiale du lien social par la généralisation des échanges. D’une certaine façon, il devait aussi conduire à la fin de la géographie traditionnelle par la généralisation d’un espace sans distance et d’une déterritorialisation des appartenances et des occupations. Tout ce qui résistait à ce mouvement était taxé de rétrograde, réduit à n’être que pures réactions ou nostalgies passéistes.

Les recherches du SET ont amplement montré que l’assimilation de la modernité au modernisme, de l’homme à la raison, de la raison à la rationalité instrumentale, et de la subjectivité à l’irrationalité doit être dépassée. L’urgence à penser les limites de la modernité et la diversité de ses manifestations est par contre plus que jamais d’actualité. C’est pourquoi, lors du prochain quadriennal, l’attention portera sur les problèmes, les contradictions et les impasses, auxquels mène la modernité lorsqu’elle s’exacerbe et se radicalise dans certains de ses aspects au point d’engendrer de graves disfonctionnements. Nous nous proposons d’appeler hypermodernité cet aspect de la modernité par excès et d’en étudier les dimensions, plus particulièrement dans la transformation des rapports à l’espace, aux territoires et aux lieux. Comment est née, dans certaines manifestations du savoir géographique, cette idéologie de la modernité ? Que font les acteurs de nos sociétés contemporaines face aux excès et parfois aux points de saturation auxquels mène l’hypermodernité ? Comment parviennent-ils à mettre en œuvre des actions visant à ménager leur environnement alors que tout, et avant tout le système économique, pousse à l’exploiter ? Comment inventent-ils de nouvelles représentations spatiales, mêlant par exemple proximité télécommunicationnelle et éloignement physique ? A quelles formes hybrides et inédites l’écrasement du monde sur l’accès immédiat et en même temps l’expérience concrète de la distance donne-t-il naissance ? En quoi la superposition de plusieurs appartenances, l’attachement à plusieurs lieux et le vécu de plusieurs proximités se jouant avec la distance, modifient-ils, en définitive, l’expérience géographique contemporaine ?

 Le développement durable, que nombre d’actions de notre prochain quadriennal se proposent d’aborder, est sans doute l’une des notions contemporaines qui synthétise le mieux ces contradictions de la modernité. C’est un des acquis de notre laboratoire que d’avoir montré, dans les années 1990, à quel point la notion de développement durable était à la fois une notion profondément marquée par la crise du modernisme et par la volonté de défendre la modernité. En effet, le développement durable prend acte des impasses auxquelles conduisent l’idéologie et les pratiques modernistes dans les rapports aux milieux, mais il prétend dans le même temps les dépasser par une rhétorique et des actions qui ne rompent pas avec les fondements de la modernité (rationalité et progrès).


AXE 1 : DEVELOPPEMENT DURABLE ET MENAGEMENT DES MILIEUX

 

L’axe 1 interrogera des manières de penser les rapports hommes / milieux différentes de celles du modernisme, en cherchant en particulier à mettre en perspective la fécondité de la notion de ménagement. Forme de durabilité pensée par les agronomes et les forestiers au moment où la modernité se construisait et avant que le modernisme ne devienne un modèle de pensée à vocation universelle, le ménagement donne à la gestion du milieu un rôle central. En insistant sur la gestion du milieu, c’est bien à l’interaction homme / milieu que renvoie cette notion, qui ne cherche pas à assurer la prédominance de l’une des entités sur l’autre. En outre, développée dans un contexte (XIXe siècle) où la montée en puissance de la science n’a pas encore donné l’illusion d’une action fondée sur une connaissance parfaite de la nature, la notion de ménagement fait la part belle à l’incertitude, au retour d’expérience, à la mise au point d’indicateurs de l’état des milieux. Pensée, en outre, à un moment où le développement des transports ne permettait pas d’envisager la spécialisation des milieux, elle cherchait à adapter les besoins des sociétés aux possibilités de leurs milieux locaux. Autant de caractéristiques qui résonnent particulièrement bien avec bien les débats contemporains visant à opérationnaliser le développement durable, que ce soit le principe de précaution, la taxe carbone, la valorisation du local.

L’étude de la notion de ménagement participe à cet enjeu d’opérationnalisation du développement durable que la science est appelée à relever, mais elle inscrit aussi la notion dans un cadre paradigmatique en rupture avec le modernisme. Les actions qui seront menées dans cet axe relèveront toutes de cette perspective. Ce sera le cas, évidemment, des recherches géohistoriques qui s’appliqueront à comprendre dans quels contextes sont nées des représentations, voire des savoirs stabilisés, sur des milieux. La recherche sur l’histoire de la pensée géographique et aménagiste est une tradition dans notre laboratoire, que l’on retrouve à présent dans deux de ses axes (axe 1 et 3). Elle permet, dans une démarche maintes fois reconnue, de mettre en évidence la diversité des formes de pensée qui ont pu émerger, montrant par là même que l’institutionnalisation, voire l’universalisation, d’une forme de pensée ne doit pas amener à conclure qu’elle est la seule possible : le contexte dans lequel une pensée a pu émerger explique souvent ses caractéristiques, en même temps que ses succès ou ses échecs. En outre, cette démarche permet d’identifier des courants de pensée ou des pratiques aujourd’hui minoritaires mais toujours à l’œuvre qui, activés, peuvent participer du renouvèlement de la pensée dominante sur les rapports hommes / milieux. C’est ce double défi que nous relèverons dans le cadre de la pensée de la gestion des milieux forestiers et agricoles, de la formalisation des savoirs par la cartographie ou de l’émergence de procédures de gestion des risques.

Les contours de la notion de ménagement seront déjà bien dessinés par cette approche géohistorique. Il s’agira dans les autres actions de cet axe d’en appliquer certaines dimensions. Les ménagistes nous aident à comprendre qu’un indicateur n’est pas une synthèse permettant de dresser un état exact du fonctionnement des écosystèmes, mais qu’au contraire il apporten des indices sur la manière dont ces écosystèmes sont gérés ou transformés par l’homme. La précision est d’importance en ces temps où l’opérationnalisation du développement durable passe, pour beaucoup, par le développement de marchés des services écosystémiques. Bien comprendre ce qui est en passe d’être rémunéré dans ces marchés, en l’appliquant dans des cas précis, est une étape indispensable tant le modernisme tendrait à transformer les indicateurs sur la base desquels la rémunération serait effectuée en reflets fidèles de l’altération ou de la préservation d’un improbable état de la nature.

La volonté de tirer parti prioritairement des ressources locales est une autre préoccupation du développement durable qui fait écho au ménagement. Le ménagement implique par essence de subvenir aux besoins des populations présentes dans une région en tirant profit au maximum des ressources locales. Or, ce qui était une nécessité à l’époque où cette notion a été construite est devenu un indicateur majeur de durabilité : la provenance d’un produit apparaît, dans certaines classifications, comme un indicateur de durabilité. Cela s’inscrit dans une volonté de tirer parti localement des ressources territoriales pour minimiser l’appel à des territoires extérieurs, volonté qui est devenue la revendication de nombre d’acteurs se réclamant du développement durable. Le débat sur la taxe carbone vient d’ailleurs conforter cette revendication. Dans la mesure où le Sud Ouest de la France est pilote dans bien des expériences menées à ce niveau là, nous étudierons des situations locales pour éclairer, comme nous savons le faire, des débats plus globaux.

Action 1 : Questionner le temps dans la gestion de l’environnement :
comment tirer des enseignements du passé ?   

Thème 1 : L'évolution de la pensée environnementale et géographique

Thème 2 : Risques, catastrophes et mémoires institutionnelles

Action 2 : Un regard géographique sur la gestion des écosystèmes : entre utilisation et ménagement

Action 3 : Ménagement des ressources et territoires

AXE 2 : ATTRACTIVITE ET FABRICATION DES TERRITOIRES

 

L’axe 2 s’inscrira lui aussi dans une prise en compte du développement durable à une échelle locale, mais cette fois dans le but de questionner son appropriation par les acteurs politiques. Les territoires sont confrontés, depuis plusieurs années, à un profond processus de recomposition et restructuration dont la traduction dans le débat public s’est faite autour du rapport Balladur. Pour positionner leur territoire dans les transformations du millefeuille territorial prévues, les acteurs locaux cherchent à rendre leur territoire attractif. Pour cela, nombre de discours mettent en avant, conjoncture référentielle oblige, le caractère durable de ces territoires. L’attractivité des territoires étant supposée être la condition, nécessaire sinon suffisante, de leur développement, c’est sur une base durable que les acteurs veulent construire cette attractivité. Cet axe se propose d’interroger les assimilations qui sont faites entre attractivité des territoires, développement de ces mêmes territoires et durabilité.

De fait, cet axe s’insère dans le questionnement sur les évolutions et les contradictions de la modernité. Ainsi l’objectif principal des deux premières actions de cet axe de recherche consiste-t-il à examiner les contradictions qui surgissent entre l’apparente et ancienne bonne santé économique, financière et immobilière des espaces touristiques mondialisés et le sentiment de crise, d’incertitude générale qui préside dorénavant aux multiples recompositions spatiales et territoriales locales. L’idée d’une crise globale dans le tourisme semble s’imposer peu à peu touchant des dimensions multiples et transversales, à la fois énergétiques, climatiques, démographiques, sécuritaires, sanitaires, identitaires. Le signe de la crise n’est pas ce que le modernisme nous avait appris à considérer comme le principal baromètre de l’état de santé d’un territoire, son produit intérieur brut ; ce sont les signaux renvoyés par les indicateurs nés de la contestation de la modernité. Nos travaux de recherche souhaitent examiner les conditions de mutation, de développement ou de résistance aux changements dans les territoires et stations de tourisme, ces lieux aménagés à des fins d’utilisation des biens et des services, ces lieux où les notions de résidentialité, de déambulation ou de pratique ludique et de consommation se croisent avec la dimension de l’urbanisme et celle du développement territorial, ces lieux qui programment des vitrines pour accroître l’attraction, ces lieux qui ont fabriqué et qui construisent encore de nouveaux territoires institutionnels dans l’intercommunalité.

Ce même questionnement sera appliqué avec des acteurs qui ne peuvent plus compter sur l’État pour garantir l’existence de leur territoire. La mise en compétition des territoires, les menaces qui pèsent sur certains niveaux territoriaux, imposent à chacun de définir son identité et sa spécificité. Les stratégies utilisées pour cela par les différents acteurs territoriaux nous intéresseront, de même que les modes de gouvernance innovants que cela produit.

In fine, c’est à une réflexion sur le sens que prend la notion de territoire quand les territoires concrets sont à ce point transformés que mèneront les activités de cet axe. De même, la réflexivité, dans le sens de la proximité avec les acteurs de terrain et d’une démarche introspective sur la relation chercheur / acteur, est une démarche particulièrement forte au sein de cet axe. Elle implique une réflexion sur le statut du chercheur en ces temps où l’expert mandaté par l’État est concurrencé par l’expert citoyen – réflexion qui animera les activités de cet axe au sein d’un séminaire interne.

Action 1.  Stations en tension

Action 2. Territoires et pratiques de tourisme et de loisirs durables

Action 3. La fabrique des territoires institutionnels et leur gouvernance

AXE 3 : MODERNITE PLURIELLE ET EXPERIENCES DES LIEUX

Dans l’axe 3 comme dans les autres axes, les excès du modernisme ne sont pas considérés comme l’essence même de la modernité. Les précédents quadriennaux ont montré que si ces excès ont pu conduire à une réaction sous la forme du post-modernisme, ils ne doivent faire oublier que la modernité est plurielle et qu’une de ses figures dominantes, le sujet, est au cœur des préoccupations contemporaines. Dans le quadriennal précédent, la réflexion sur le sujet dans ses rapports au lieu se fondait sur une étude de différentes figures du sujet, dont on tirait des enseignements plus généralisables, et sur une série de séminaires. L’objectif de ce quadriennal est d’une part de prolonger ces actions, et d’autre part de parvenir à dégager les enjeux épistémologiques de la figure du sujet, en particulier pour la géographie. En relisant l’histoire de la géographie ou le processus d’écriture en géographie à la lumière des questionnements sur le sujet, c’est une synthèse sur la figure du sujet que les chercheurs de cet axe visent à produire.

Le sujet est ainsi questionné, dans ses rapports à l’espace, autour de l’utilisation des technologies de la communication. Alors que le modernisme amènerait à croire que la généralisation de l’usage de ces outils despatialise les individus contemporains, les recherches projetées sur ce thème poseront la question de la prégnance spatiale dans le comportement des internautes. Ainsi sera tentée une première cartographie des flux internet en France.

La valorisation patrimoniale par les politiques publiques est une manifestation du fait que la modernité n’a nullement abandonné l’espace, au point qu’elle en réserve certaines parties pour que le sujet puisse réfléchir sur lui-même. La lecture des processus et des argumentaires qui amènent à patrimonialiser un espace plutôt qu’un autre devrait permettre d’approfondir les recherches que nous avons déjà menées sur ce thème, en montrant ce qui est recherché lorsqu’un lieu est distingué par des politiques publiques. Le lien entre ce processus et les iconographies portées sur ces espaces d’une part, la mondialisation d’autre part, constituera ainsi une partie des travaux de cet axe.

Ces travaux se termineront par une relecture des enjeux de la mondialisation à la lumière des questionnements sur le sujet. La figure du sujet, qui fait de l’individu un être capable de composer ses rapports à l’espace indépendamment des cadres imposés par le modernisme, questionne inévitablement des cadres mentaux de la modernité aussi prégnants que les échelles ou l’environnement. Or la compréhension de cette capacité, toujours différente selon les sociétés, voire les individus, à assurer les rapports aux milieux est un enjeu majeur de la recherche dans les prochaines décennies tant les changements environnementaux prévus vont mettre à l’épreuve la capacité des sociétés à s’adapter. Nos travaux sur le sujet déboucheront sur une réflexion sur l’adaptabilité des sociétés, c’est-à-dire sur leur capacité à s’adapter aux changements environnementaux qui les attendent.

L’adaptabilité, qui sera particulièrement travaillée dans l’axe 3, illustre les complémentarités entre axes de notre quadriennal. Car cette lecture de la question de l’adaptation, qui est en passe de structurer les débats sur les rapports homme / environnement à l’échelle mondiale, reprend particulièrement bien la manière qu’a le SET de se positionner dans les débats contemporains. Les chercheurs lisent en effet une question, majeure dans les débats contemporains et qui touche à la fois à l’environnement et à l’aménagement en mettant en valeur la capacité qu’ont, ou que pourraient avoir, les sociétés de réfléchir sur leurs pratiques afin d’échapper aux déterminismes de tous ordres. Ce faisant, nous invitons à la valorisation de ces capacités d’invention d’acteurs conçus comme des sujets.

Action 1 : Les figures du sujet géographique

Thème 1 : Enjeux épistémologiques

Thème 2 : Le rapport au lieu de l’individu-sujet

Action 2 : Hypermodernité, technologies de la communication et inscription spatiale

Thème 1 : Ubiquité médiatique et inscription spatiale

Thème 2 : La déconnexion volontaire aux technologies de la communication

Action 3 : Imaginaires, espaces publics et valeurs patrimoniales

Thème 1 : Processus de patrimonialisation d’espaces naturels : regards individuels, regards institutionnels

Thème 2 : Espaces patrimonialisés, individus, politiques publiques : une médiation par l’image

Action 4 : Développement durable, gouvernance environnementale et sujet

Thème 1 : Le sujet et ses échelles

Thème 2 : Sujets et services écosystémiques

Thème 3 : L’adaptation aux changements climatiques : genèse et enjeux de son approche aménagiste