Laboratoire Société Environnement Territoire (SET)


AXE 1 - DEVELOPPEMENT DURABLE ET MENAGEMENT DES MILIEUX

 

Yves PoinsotJean-Yves Puyo

 

 

 

 

 

 

Responsables : Yves Poinsot et Jean-Yves Puyo

Plan

ACTION 1 : QUESTIONNER LE TEMPS DANS LA GESTION DE L’ENVIRONNEMENT : COMMENT TIRER DES ENSEIGNEMENTS DU PASSE ?

ACTION 2 : UN REGARD GEOGRAPHIQUE SUR LA GESTION DES ECOSYSTEMES : ENTRE UTILISATION ET MENAGEMENT

ACTION 3 : MENAGEMENT DES RESSOURCES ET TERRITOIRES

 

ACTION 1 : QUESTIONNER LE TEMPS DANS LA GESTION DE L’ENVIRONNEMENT : COMMENT TIRER DES ENSEIGNEMENTS DU PASSÉ ?   

Thème 1 : L'évolution de la pensée environnementale et géographique

 

 

Chercheurs principaux : Jean-Yves Puyo, Vincent Berdoulay

Doctorants : Mara Sierra Jimenez

Collaborations nationales et internationales : Commission sur l’Histoire de la Géographie (UGI) – University of Syracuse (État de New-York, USA) – Université d’Oviedo (Espagne) – Université Carlos III (Madrid, Espagne) – Services Historiques de la Défense (SHD, Paris).

Si la connaissance de la nature selon les canons d'une science moderne est largement contemporaine de la révolution industrielle, la gestion des milieux dans un souci patrimonial (prélever les intérêts sans entamer le capital) s’avère bien antérieure. Le souci de ne pas hypothéquer les capacités nourricières des sols anima précocement l'émergence d'une agronomie ménagère. De même, un savoir ménager les espèces cynégétiques prisées du roi engendra bien avant l'idée de parc national celle de réserves préservant la faune. Toutefois, c’est dans le domaine de la gestion à long terme des ressources forestières nationales que la question du ménagement et de l’aménagement a été le plus précocement posée. Ainsi, dans le cas de la France, la promulgation, au tout début du XIVe siècle, de premières ordonnances royales instituant des normes sylvicoles destinées à assurer la régénération au cours du temps des peuplements forestiers, est à l’origine de l’émergence de la pensée aménagiste. La notion d’Aménagement naissait alors, avant de passer dans d’autres domaines d’intervention à partir des années 1850. Et comment de ne pas voir dans cette définition de l’aménagement (datant de 1811) – « C’est l’art de diviser une forêt en coupes successives, ou de régler l’étendue ou l’âge des coupes annuelles, de manière à assurer une succession constante de produits pour le plus grand bien de la conservation de la forêt, de la consommation en général et du propriétaire »[1] – les sources même d’un courant de pensée fécond qui conduisit par la suite après à une autre notion fondamentale, à savoir le développement durable ? Il s’agira donc pour nous de remonter à ces premiers temps massivement méconnus durant lesquels ont été clairement posés, à une échelle internationale, la question de la capacité des hommes à dominer, imiter mais aussi préserver ce qu’on nommera plus tard, le milieu. Nous comptons montrer l’importance fondamentale des débats scientifiques mais aussi politiques (du XVIIIe et surtout XIXe siècle) à partir desquels se construisirent par la suite les démarches et conceptions scientifiques qui aboutirent aux grands textes « environnementalistes » du dernier quart du XXe siècle et première décennie du XXIe.

En parallèle, nous nous pencherons sur la connaissance même des ressources (agricoles et forestières) mais aussi du milieu « en général », à travers le problème de leur cartographie. Grâce à une convention signée entre le SET et les Services Historiques de la Défense, nous avons désormais à notre disposition pour analyse près de 400 documents cartographiques inédits se rapportant à l’Espagne, dus à des ingénieurs-géographes militaires au service des armées napoléoniennes. À partir de ces sources, il s’agira pour nous – d’une part d’élaborer un site destiné au grand public mais aussi aux spécialistes de la cartographie, faisant la part belle à l’illustration – et d’autre part, d’analyser le volet technique et scientifique de toute la chaîne du travail cartographique, des croquis « pris à cheval » à la gravure finale des cartes.

Un travail analogue, réalisé en collaboration avec un collègue géographe de l’Université de Syracuse (État de New-York), David J. Robinson, aura pour objectif d’étudier des documents géographiques militaires totalement inédits (monographies régionales et cartes « tout types ») relatifs à cette fois-ci à l’expédition française du Mexique (1862-1867), en vue d’une future publication en espagnol. Si les travaux de la Commission scientifique du Mexique (1864-1867) ont déjà été étudiés, notamment par Gary S. Dunbar et Paul N. Edison, par contre, l’importante production géographique et cartographique due directement aux militaires français est encore totalement ignorée. Le recoupement des différents documents apporte des renseignements de premier plan, éclairant le tableau géographique du Mexique de cette période. Aussi, par l’étude de ces épisodes espagnol et mexicain, touchons-nous à l’étatisation du savoir géographique.

 


[1] Jacques Joseph Baudrillart, Traité général des Eaux et Forêts, Paris, Arthus-Bertrand, 1823, tome 1, 816 p. (p. 168).

 

Thème 2 : Risques, catastrophes et mémoires institutionnelles

 

 

Chercheurs principaux : Christine Bouisset, Sylvie Clarimont, Isabelle Degrémont, Jean-Yves Puyo, Christel Venzal, Thao Tran

Collaborations nationales et internationales : DIREN Aquitaine – Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques – CEMAGREF – CEA.

Dans une perspective ménagère, mettre fin aux aléas par un corsetage technique systématique des évènements débordant la norme socio-spatiale (les inondations centennales, les avalanches peu courantes, les coups de vent exceptionnels…) ne constitue plus un objectif en soi. Admettant que les phénomènes naturels sont structurellement fluctuants, il convient autant d'interroger la capacité des sociétés à « conserver la mémoire » que celle des ingénieurs à prévoir l'ampleur et la fréquence de retour de l'aléa…

L'intérêt des géographes pour l’étude des risques est ancien. Ils ont d’abord privilégié une approche du risque par l’aléa avant de s’enrichir de nouvelles dimensions. Certains travaux de géographie ont ainsi tenté d’appréhender le risque par la mémoire, rejoignant alors les recherches menées par les historiens sur les risques naturels. Notre démarche portera donc sur la dimension historique du risque naturel. Il s’agira de s’interroger sur le regard et l'action quotidienne de services publics dans la gestion des risques, aux échelles locales et départementales, du XIX° siècle au XXI° siècle. Les Pyrénées et leur piémont seront privilégiés comme études de cas. Le dépouillement systématique des archives départementales permettra de reconstituer la chronologie des risques sur le temps long et proposera une géographie toujours d’actualité des lieux les plus vulnérables, de la petite à la grande échelle. Mais, bien davantage, ce travail archivistique tentera de dévoiler l'évolution des perceptions et des représentations ainsi que d’analyser l’évolution de l’action publique face à la catastrophe. Ce faisant, la question de l’évolution spatio-temporelle du risque est posée : comment les acteurs locaux s’interrogent-ils sur les interactions nature-société au cours des deux derniers siècles ? De même, quels regards l'administration et ses différents services, vecteurs de diffusion d'un savoir technique mais aussi de valeurs de progrès et d’utilité publique, ont-ils porté sur la gestion du risque et sur le contexte socio-spatial dans lequel ils sont intervenus ?

L’abondance des documents administratifs et techniques (rapports, courriers, cartes et plans, photos, etc.) reflète l’activité des services de l’État ainsi que leurs différentes formes d’intervention dans la gestion du risque. Il s’agira de comprendre comment ces services gèrent les phénomènes catastrophiques. Certains vont structurer leur démarche en fonction de temporalités imposées par l’événement : avant, pendant, après la catastrophe. Mais d’autres services vont très vite se tourner sur une gestion de retour d’expérience. Leurs démarches se déclinent alors davantage en termes de gestion de crise, de travaux ordinaires de prévention du risque mais aussi de gestion de conflits que ces situations génèrent. Dès lors, un rôle d'expert incontournable est conféré aux services voués à la gestion des risques, tant par leur maîtrise technique que par leur rôle de transmission de la connaissance et des idées à différentes échelles : du national au local mais aussi du local au national avec des échanges incessants d'expériences et une diffusion de l'innovation. C’est pourquoi une attention particulière sera accordée aux services impliqués dans des conflits de gestion des risques : entre particuliers et services, entre communes et ces mêmes services mais aussi entres services eux-mêmes. L’analyse des conflits permet ainsi de pointer des enjeux récurrents tels que l'origine du risque, la responsabilité ou bien la prise en charge des aménagements, sans cesse alimentés par des évolutions territoriales accusées d'accentuer le risque.

Il s’agira aussi de nous interroger sur la pratique de l’expertise, plus particulièrement dans le cadre du risque industriel. Face à la remise en cause forte (observée actuellement) de l’expert scientifique et la montée en puissance de la notion d’expert profane ou d’expert citoyen, nous initierons une réflexion autour du rôle de l’expert-chercheur, chargé plus particulièrement de guider les responsables de la décision en mettant à leur disposition des outils permettant le choix méthodique des actions à entreprendre et leur compréhension par tous. Aussi, comment construire collectivement et dans la concertation un ensemble d’indicateurs spatiaux de nature différente (environnementale, sociale, économique…) regroupés, pondérés et hiérarchisés permettant de gérer de façon durable un territoire contaminé suite à un accident industriel ?

 

ACTION 2 : UN REGARD GÉOGRAPHIQUE SUR LA GESTION DES ÉCOSYSTÈMES : ENTRE UTILISATION ET MENAGEMENT

 

 

Chercheurs principaux : Xavier Arnaud de Sartre, Gaëlle Delétraz, Bertrand Gonot, Yves Poinsot, Thao Tran

Doctorants : François Saldaqui, Francis Gaillard

Collaborations nationales et internationales : ONCFS, INRA (UMR Agir Toulouse), Fédération Départementale de la Chasse (Landes), ENITA Bordeaux, Parc National des Pyrénées, Institut de Recherche Pluridisciplinaire de Recherche sur l'Environnement et les Matériaux (UPPA), Laboratoire de Chimie Analytique Bio-Inorganique et Environnement (IPREM/LCABIE, UMR5254, UPPA), Conseil général des Pyrénées-Atlantiques.

Dans le souci de ne plus sanctuariser d'écosystèmes pour s'autoriser ailleurs une exploitation non durable des espaces productifs, comment ménager des espaces-milieux ressources qu’on admettrait socialisés mais dont l'utilisation ménagère se fonderait sur le respect de cycles vitaux (de reproduction des espèces et de leurs biotopes, des cycles du carbone ou de l'azote) ? Répondre à cette question exige pour le moins une réflexion sur la capacité des exploitants à connaître les effets de leur action sur les milieux. La question des indicateurs y apparaît centrale, celle des délais permettant la connaissance des effets cumulatifs ou des rémanences aussi. Cette question des indicateurs prend une dimension particulière à l’heure où les applications concrètes du développement durable tendent, sous l’impulsion de la Banque mondiale, à prendre la forme d’une rémunération de services écosystémiques fondée, justement, sur des indicateurs d’état des milieux. Si la course à la définition d’indicateurs est bien engagée, elle ne saurait se faire sans une réflexion sur le sens qu’ils doivent prendre par rapport au fonctionnement des écosystèmes, certes, mais aussi par rapport aux sociétés qui les produisent et aux pas de temps auxquels ils renvoient.

Le questionnement autour des indicateurs doit ainsi interroger le recours systématique des modernes à des dispositifs de mesure lourds issus des savoirs biologiques ou physico-chimiques. La généralisation d'une exploitation ménagère dans l'agriculture (raisonnée ou biologique) ou dans une sylviculture certifiée exige en effet que l’on dispose d’indicateurs simples et fiables permettant la conduite raisonnée de l’exploitation. Le recours à la mesure par analyse (de quoi ? comment ? par qui ? avec quelle fréquence ?) est-il indispensable et économiquement viable ? Les méthodes d'évaluation depuis l'espace (imagerie aérienne et satellitaire) qui se généralisent permettent-elles l'identification de seuils de prélèvements ou de préservation adaptés à une gestion ménagère ? Comment les praticiens du milieu que sont les chasseurs, les forestiers ou les agriculteurs saisissent-ils les niveaux de prélèvement à ne pas dépasser ou les pratiques mettant en péril la ressource ? Quel sens prennent ces niveaux par rapport à ceux mesurés par les sciences biotechniques ?

Cette action appliquera ces questionnements dans trois programmes de recherche :

-        Tout d’abord dans le cadre du projet « État des lieux des contaminations atmosphériques dans les Pyrénées-Atlantiques en utilisant la composition isotopique du Plomb et du Mercure dans les Lichens » (2010-2011). Dans le cadre d’une collaboration pluridisciplinaire avec l’Institut de Recherche Pluridisciplinaire de Recherche sur l'Environnement et les Matériaux et le Laboratoire de Chimie Analytique Bio-Inorganique et Environnement (IPREM/LCABIE) UMR5254 de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, nous questionnerons le concept de charge critique (très utilisé parmi les indicateurs de sensibilité des écosystèmes face aux pollutions chimiques) sous l'angle méthodologique mais aussi épistémologique. Cette étude à l’échelle départementale, financée par le Conseil général, sera l’occasion de croiser les points de vue disciplinaires. Il s’agira également de mener une véritable réflexion sur la dimension spatiale du  projet en collaborant très à l’amont à la mise au point d’un  protocole de mesure qui permettra (ou du moins limitera les difficultés) de proposer une spatialisation des résultats à l'ensemble du département.

-        Ensuite dans un projet financé par le conseil régional Aquitaine et intitulé « Production, prédation, protection : une contribution géographique pour la gestion durable de la faune sauvage en Aquitaine » (2007-2010). Ce programme, auquel est adossée une thèse de doctorat, s’interroge sur les rapports entre faune sauvage et société, en questionnant plus particulièrement les incohérences d’une gestion de la faune sauvage fondée sur des indicateurs définis à une échelle communale sans prendre en compte les milieux – et les coupures entre milieux – dans lesquels évoluent les espèces considérées. En interrogeant le sens de ces indicateurs par rapport aux sociétés, aux milieux et aux espèces, nous proposons des pistes pour redéfinir cette gestion.

-        Ce même type de questionnement entre indicateurs biophysiques et sens de ces indicateurs par rapport au fonctionnement des écosystèmes et des sociétés a déjà été commencé dans le précédent quadriennal dans le cadre de deux programmes de recherche financés par l’ANR (2007-2010). Ces programmes, fortement interdisciplinaires, interrogent la notion de services écosystémiques dans les zones exploitées par l’agriculture familiale Amazonie brésilienne. Appelés à être prolongés sous une forme qui n’est pas encore définie à l’heure où nous écrivons ce rapport, ils serviront de support à des réflexions menées dans le cadre de cette action.

 

ACTION 3 : MENAGEMENT DES RESSOURCES ET TERRITOIRES

 

 

Chercheurs principaux : Xavier Arnauld de Sartre, Bruno Charlier, Hélène Douence, Yves Poinsot, Jean-Yves Puyo

Collaborations nationales et internationales : ADEME, Association Nationale des Communes Forestières (ANCOFOR), ONF, CRPF Aquitaine, Conseil Régional d'Aquitaine, Communauté d’Agglomération Pau-Pyrénées (CDAPP)

Une économie ménagère doit par principe s'alimenter sur les excédents de systèmes dont on se garde de mettre en péril la base reproductive. Si la formulation générique est aisée, la mise en œuvre l’est bien moins. Il faut définir la notion (de quelle nature ? pourquoi ? pour qui ?) mais surtout dans une perspective géographique les conditions territoriales de son ménagement. Admettant que la pression sur les ressources (alimentaires et énergétiques pour le moins) devrait s’accroître, vouloir les ménager interroge les conditions de ce projet : qui en sera porteur ? À quels niveaux scalaires peuvent s’organiser des circuits « ménageurs » (par ex. pour l’énergie ou l’alimentation) ? Jusqu'où un « retour au local » par des circuits courts dans un souci de reterritorialisation voire d’autonomie alimentaire ou énergétique est-il viable ? Détacher ainsi la gestion de certaines ressources de l’échelle mondiale (comme le réclament certains groupements agricoles) est-il tenable ? Et à quelles conditions ? C’est en examinant plus particulièrement l’évolution récente des politiques énergétiques que nous envisagerons les réponses à ces questions.

La loi d’orientation pour l’aménagement et le développement durable du territoire (1999), puis la loi de programme fixant les orientations de la politique énergétique (2005) ont amené un important changement de paradigme dans les politiques énergétiques, favorisant l’émergence d’une offre décentralisée et micro-énergétique fondée sur l’exploitation de sources d’énergies renouvelables. Cette évolution s’inscrit dans le cadre d'une transition énergétique aux implications territoriales multiples. Quels que soient les scenarii tendanciel ou volontariste envisagés, les systèmes énergétiques durables (donc post-transitionnels) devront répondre à trois contraintes fortes : l’enjeu climatique et la décarbonisation des sources d’énergie associée à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre (se protéger), l’épuisement progressif des ressources fossiles (s’adapter), l’augmentation de la demande en énergie (économiser/optimiser)... Le ménagement des ressources qu’implique chacune de ces contraintes suppose que soient réunies les conditions géographiques de cette gestion durable des « ressources territoriales ». C'est cette dimension territoriale et ses traductions en région Aquitaine et plus localement en Béarn que l'on questionnera. Une réflexion sur la pertinence du concept et du statut de territoire local ou régional comme (nouveau) cadre géographique de référence des politiques énergétiques constituera le premier niveau d’analyse de cette action.

À un niveau plus concret, nous interrogerons des expériences précises afin d’une part de saisir les logiques de choix des filières locales, d’autre part d’étudier comment ces dynamiques, en mettant à l’honneur les « ressources territoriales», sont susceptibles de faire naître des projets de territoire endogènes, capables de durer par delà les impulsions d'origine externe (suscitant souvent des « effets d’opportunité », issus des politiques contractuelles par exemple). L’Aquitaine est particulièrement riche en expériences de ce type. En nous appuyant sur l’étude de filières agro-alimentaires courtes (visant à mettre en place des systèmes alimentaires locaux) ou de filières énergétiques (comme la filière bois énergie), nous chercherons d’abord à mettre en évidence les acteurs qui sont derrière ces valorisations des filières courtes – tant du côté des consommateurs que des producteurs. Ensuite, nous interrogerons la viabilité de ces systèmes comme « ressources territoriales » dans une dimension pré-opérationnelle, c’est-à-dire en interrogeant la capacité de ces territoires à répondre aux demandes qui leur sont faites.